Les investisseurs ont eu beaucoup à envisager en 2026.
Les marchés ont amorcé la nouvelle année sur les chapeaux de roues, grâce surtout aux solides rendements des actions canadiennes, des actions américaines à petite capitalisation, des actions internationales et des actions des marchés émergents. Toutefois, ces progrès ont déraillé en raison du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, un bond connexe des prix de l’énergie ayant créé de l’incertitude à l’égard des perspectives de croissance mondiale.
La flambée de la volatilité au cours des dernières semaines souligne la menace que la géopolitique peut poser pour les portefeuilles et, même si nous observons des mesures positives vers une désescalade, nous devons surveiller attentivement les risques au Moyen-Orient. Toutefois, dans ce contexte de turbulence, nous ne devrions pas perdre de vue les données fondamentales sur la croissance et les bénéfices qui alimentaient les rendements avant cette escalade. L’atténuation soutenue des tensions pourrait préparer le terrain pour un retour de ces éléments à l’avant-plan.
Commençons par parler du conflit au Moyen-Orient et de son incidence sur les ménages et les entreprises jusqu’à présent. Nous avons tous ressenti les effets de la hausse des prix de l’essence à la pompe et d’autres hausses, qui ont fait grimper l’inflation de façon importante en mars. Cette pression pèse sur le pouvoir de dépense des ménages et érodera les marges des sociétés, ce qui nuira à la croissance à court terme.
Toutefois, les prix du pétrole ont déjà largement dépassé leur sommet et le marché prévoit un repli régulier jusqu’à la fin de l’année, en supposant que les perturbations de l’offre d’énergie ne s’aggravent pas. À moins d’une recrudescence du conflit et de perturbations supplémentaires des flux d’énergie, l’incidence sur l’inflation et la croissance devrait commencer à s’atténuer dans la deuxième moitié de l’année.
Il y aura certainement des dommages résiduels. Nous nous attendons à ce que les prévisions de croissance des bénéfices à l’extérieur du secteur de l’énergie soient revues à la baisse en 2026, en raison des baisses observées au Canada et aux États-Unis ainsi que des prévisions de croissance du PIB à l’échelle internationale. Toutefois, même en tenant compte de ces facteurs, les attentes en matière de bénéfices demeurent positives pour cette année, même si les résultats peuvent varier.
.
Ce contexte toujours favorable reflète en partie les solides paramètres fondamentaux en amont du dernier choc. Il s’agit notamment de l’élargissement de la rentabilité des sociétés, des paquets d’aide budgétaire (?) et de la déréglementation ciblée. Ces facteurs n’ont pas disparu dans le contexte des récentes pressions inflationnistes.
De plus, nous croyons que la politique des banques centrales restera favorable, les attentes de nouvelles réductions de taux d’intérêt de la Fed s’accentuant à mesure que les risques liés au pétrole semblent s’atténuer et les marchés revoyant à la baisse leurs attentes à l’égard des hausses de taux de la Banque du Canada. Nous pensons qu’il est plus probable que la Banque laisse son taux inchangé cette année à 2,25 %, ce qui contribuera à soutenir l’économie face à un choc d’incertitude entourant le pétrole et la politique commerciale.
Ainsi, même si l’incertitude géopolitique est inquiétante, nous ne devrions pas perdre de vue d’autres facteurs importants du marché. À moins qu’il n’y ait une recrudescence importante des tensions à partir de maintenant, le choc pétrolier de 2026 aura façonné, plutôt que miné, les perspectives de croissance et de bénéfices de cette année.
Je vais maintenant céder la parole à Julie Petrera.
Merci, James!
Les récents épisodes de volatilité des marchés nous rappellent les avantages de conserver ses placements, même si l’incertitude s’accentue. L’histoire nous enseigne que le temps passé sur le marché est souvent une meilleure stratégie que l’anticipation du marché. Le délestage observé au cours des dernières semaines pourrait encore représenter une occasion d’accroître la répartition stratégique des obligations et des actions à de meilleurs points d’entrée.
Soyez particulièrement à l’affût des occasions :
- de rééquilibrer votre portefeuille s’il s’éloigne de votre répartition stratégique de l’actif;
- d’augmenter le rendement que vous obtenez du volet en titres à revenu fixe de votre portefeuille en détenant des placements à rendement élevé;
- de mettre en œuvre une stratégie de réalisation de pertes fiscales en vendant des placements en position de perte afin de compenser tout gain en capital réalisé.
Des examens réguliers du portefeuille peuvent vous aider à évaluer si votre diversification continue de soutenir votre stratégie à long terme à mesure que les marchés évoluent. Un conseiller en investissement Edward Jones peut examiner votre situation financière globale et vous aider à vous assurer que votre plan demeure conforme à vos objectifs.
Joignez-vous à nous sur Horizons des marchés la prochaine fois.