Aperçu mensuel du portefeuille

Publié Juin 11, 2024

Vendre en mai, puis s’en aller? Pas cette fois

Ce que vous devez savoir

  • La forte croissance des bénéfices des entreprises et les taux obligataires plus faibles ont donné lieu à de solides rendements pour les actions et les obligations en mai.
  • L’amélioration de la conjoncture économique mondiale a contribué à la progression des actions des marchés développés étrangers au cours du mois.
  • Nous croyons que les occasions sont plus intéressantes pour les actions que pour les obligations et nous recommandons de sous-pondérer les obligations internationales au profit des actions américaines à petite ou moyenne capitalisation.
  • En raison de leur qualité relative et de leur momentum soutenu, nous préférons les actions américaines à grande capitalisation aux actions canadiennes à grande capitalisation et aux actions des marchés émergents.

Conseils pour les portefeuilles

La remontée généralisée de mai met en lumière les avantages de maintenir un portefeuille diversifié à l’échelle mondiale et adapté à vos objectifs à long terme.

 Performances des marchés d'actions et de titres à revenu fixe au cours du mois et de l'année précédents.
Source: Morningstar, 31 mai 2024. Les indices représentatifs sont les suivants : immobilier : indice des FPI canadiennes S&P; obligations à rendement élevé : indice des obligations canadiennes à rendement élevé Barclays; actions canadiennes à grande capitalisation : indice composé S&P/TSX; actions américaines à petite et moyenne capitalisation : indice Russell 2500; obligations internationales : indice général des obligations mondiales Barclays; obligations internationales à rendement élevé : indice général mondial Bloomberg Barclays; obligations canadiennes : indice des obligations universelles FTSE TMX Canada; actions américaines à grande capitalisation : indice S&P 500; actions des marchés émergents : indice MSCI Marchés émergents; actions étrangères à grande capitalisation : indice MSCI EAEO; actions canadiennes à moyenne capitalisation : indice complémentaire S&P/TSX; produits de base : indice Bloomberg des produits de base; actions étrangères à petite et moyenne capitalisation : indice MSCI EAEO PMC RN USD; liquidités : indice des bons du Trésor à 91 jours FTSE TMX Canada. Le rendement passé du marché n’est pas garant de son rendement futur. Les indices ne sont pas gérés et il est impossible d’y investir directement. Tous les rendements sont exprimés en monnaies locales et incluent les dividendes réinvestis.

Où en sommes-nous?

Les marchés se sont redressés en mai, soutenus par la forte croissance des bénéfices des entreprises et la baisse des taux obligataires. L’adage « vendre en mai, puis s’en aller » a été un mauvais conseil pour les investisseurs le mois dernier. Après un mois d’avril volatil, les marchés ont rebondi en mai, alors que les actions et les obligations ont inscrit d’excellents rendements.

Les solides tendances des bénéfices des entreprises, en particulier aux États-Unis, et la baisse de l’inflation expliquent la solide performance des actions et des obligations. La plupart de nos catégories d’actif recommandées ont terminé le mois de mai en hausse, en particulier les actions américaines à grande capitalisation. 

Les actions ont récupéré les pertes subies en avril dans la foulée de la croissance des bénéfices. La remontée des actions a été généralisée en mai, chacune de nos catégories d’actif recommandées ayant clôturé la période en hausse, à l’exception des actions des marchés émergents. Les actions américaines à grande capitalisation ont poursuivi sur leur lancée, alors que la solide croissance des bénéfices des entreprises technologiques à mégacapitalisation a entraîné un gain de 4,1 % pour la catégorie d’actif. Elles n’ont cependant pas été seules, les actions canadiennes à moyenne capitalisation ayant gagné 3,2 % et celles à grande capitalisation, 2,8 %.

Les actions des marchés développés étrangers ont également inscrit d’excellents rendements en mai; les signes indiquent que l’activité économique en Europe commence à s’améliorer après plusieurs trimestres de stagnation. Les actions des marchés émergents ont enregistré un modeste recul de 0,2 %, après trois mois consécutifs de rendements positifs. L’appréciation du dollar canadien a pesé un peu sur les rendements des titres américains et étrangers en mai.

Les taux obligataires plus faibles ont soutenu les rendements. La baisse de l’inflation au Canada et aux États-Unis a entraîné une diminution modérée des taux obligataires au cours du mois, ce qui s’est traduit par des rendements positifs pour chacune de nos catégories d’actif à revenu fixe recommandées. Les obligations canadiennes de catégorie investissement ont inscrit un rendement de 1,8 % pour le mois et de 6 % depuis octobre 2023, ce qui a permis de récupérer une partie des pertes des trois dernières années.

Les obligations de qualité inférieure se sont bien comportées au cours du dernier mois, confortant leur avance de la dernière année. Les obligations internationales à rendement élevé ont progressé de 0,7 % pour le mois et de 14,5 % sur 12 mois, alors que la résilience de l’activité économique a soutenu les émetteurs de qualité inférieure.

Quelles sont nos recommandations pour la suite?

Il faut rechercher des occasions de surpondérer les actions américaines. Nous nous attendons à ce que la volatilité refasse surface cette année, en particulier si l’incertitude entourant les élections américaines et la politique monétaire des banques centrales provoquent des épisodes de faiblesse. Nous sommes toutefois d’avis que le contexte de solides bénéfices des entreprises et d’une croissance économique aux États-Unis qui s’affaiblit, mais qui demeure saine, empêchera toute volatilité à court terme de se transformer en un ralentissement plus prononcé.

  • Nous privilégions les actions américaines à petite ou à moyenne capitalisation par rapport aux obligations internationales. Nous nous attendons à ce que la croissance de l’économie américaine diminue par rapport aux taux supérieurs à la tendance atteints au deuxième semestre de 2023. Cependant, nous prévoyons une baisse de l’inflation, qui ouvrira la voie à une ou deux réductions des taux d’intérêt par la Réserve fédérale au deuxième semestre de 2024, soutenant ainsi l’activité économique plus tard cette année.
  • Nous nous attendons à ce que ce contexte favorise les actions et à ce que les actions américaines à petite ou moyenne capitalisation offrent un équilibre entre qualité et cyclicité pour profiter d’une accélération de la croissance économique plus tard cette année et en 2025.
  • Il faut prioriser les actions américaines à grande capitalisation et sous-pondérer les actions canadiennes à grande capitalisation.Nous prévoyons que les taux d’intérêt plus élevés nuiront davantage à la croissance économique canadienne qu’à la croissance américaine, à cause de la prévalence de l’endettement à court terme et de la dette accrue des ménages au Canada. De plus, même si la croissance des bénéfices des entreprises canadiennes à grande capitalisation s’améliore tout au long de l’année, elle devrait être inférieure à celle des entreprises américaines correspondantes. Aussi recommandons-nous de sous-pondérer ces actions canadiennes au profit des actions américaines à grande capitalisation.
  • Si leur rendement s’est amélioré au cours des derniers mois, nous recommandons néanmoins de sous-pondérer les actions des marchés émergents au profit des actions américaines à grande capitalisation. Malgré un léger repli en mai, le rendement des actions des marchés émergents s’est amélioré au cours des derniers mois, grâce aux solides gains des actions chinoises, qui se sont redressées de plus de 10 % par rapport à leurs creux de février. Le catalyseur de la remontée des actions chinoises a été l’augmentation du nombre de mesures de relance mises en place par les autorités chinoises pour étayer le marché stagnant de l’habitation.
  • Malgré ces mesures, nous sommes d’avis que les paramètres fondamentaux de l’économie et des entreprises dans les marchés émergents – et en particulier en Chine – ne se sont pas encore sensiblement améliorés. Nous privilégions la qualité relative et le potentiel de croissance des bénéfices des actions américaines à grande capitalisation.

Il faut positionner les placements à revenu fixe de façon à profiter des réductions de taux qu’opéreront les banques centrales. La hausse des taux d’intérêt a plombé les rendements de la plupart des catégories d’actif à revenu fixe au cours des trois dernières années. Toutefois, nous estimons qu’il y aura désormais peu de pression à la hausse sur les taux, car nous prévoyons une baisse graduelle de l’inflation et un assouplissement de la politique monétaire des banques centrales plus tard cette année.

  • Nous recommandons d’augmenter la duration des obligations canadiennes de catégorie investissement. Comme la Banque du Canada envisage de réduire les taux d’intérêt, nous croyons que les obligations canadiennes de catégorie investissement à moyen ou à long terme présentent des occasions plus intéressantes que celles à court terme et les instruments assimilables à des liquidités. Bien que les taux des obligations à court terme et des liquidités soient intéressants, ces placements comportent un risque de réinvestissement plus élevé. Les obligations à long terme permettent aux investisseurs de profiter plus longtemps des taux plus élevés d’aujourd’hui.

Nous sommes là pour vous aider

Les portefeuilles bien diversifiés ont profité du grand nombre de meneurs en mai. Passez en revue la répartition des placements de votre portefeuille avec votre conseiller en investissement afin de vous assurer qu’elle correspond à vos objectifs à long terme. Ensuite, discutez de la façon dont une diversification stratégique jumelée à des ajustements opportunistes peut vous aider à garder le cap.

Si vous n’avez pas de conseiller en investissement et que vous souhaitez obtenir de l’aide en vue de déterminer une stratégie de placement appropriée qui correspond à vos objectifs de risque et de rendement, nous vous invitons à rencontrer un conseiller en investissement Edward Jones pour discuter de vos priorités financières.

 Strategic asset allocation guidance
Source: Edward Jones.

Lignes directrices en matière de répartition opportuniste de le portefeuillef

Nos conseils en matière de portefeuille opportuniste sont des conseils d'investissement opportuns fondés sur les conditions actuelles du marché et sur des perspectives à plus court terme. Nous pensons que l'intégration de ces conseils dans un portefeuille bien diversifié peut améliorer votre potentiel de rendement sans prendre de risques involontaires, ce qui contribue à aligner votre portefeuille sur vos objectifs de risque et de rendement. Nous recommandons tout d'abord d'examiner nos conseils en matière d'allocation d'actifs opportuniste afin de saisir les opportunités qui se présentent dans les différentes catégories d'actifs. Nous recommandons ensuite d'examiner les conseils opportunistes sur les secteurs d'actions et les obligations canadiennes de bonne qualité pour un positionnement plus complémentaire du portefeuille, le cas échéant.

 Opportunistic asset allocation guidance
Source: Edward Jones.
 Ce graphique montre les orientations sectorielles pour les secteurs suivants : services de communication, consommation discrétionnaire, consommation de base, énergie, services financiers, soins de santé, industrie, matériaux, immobilier, technologie et se
Source: Edward Jones
 Ce graphique montre les orientations des obligations canadiennes de qualité pour le risque de taux d'intérêt (duration) et le risque de crédit
Source: Edward Jones

Brock Weimer

Brock Weimer est analyste adjoint au sein de l’équipe Stratégie de placement. Il est responsable de l’analyse des données économiques, de l’évaluation des tendances du marché ainsi que du soutien à la mise au point de ressources qui aident les investisseurs à atteindre leurs objectifs financiers à long terme.

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Renseignements importants

Le rendement passé des marchés n’est pas garant du rendement futur.

Les placements en actions comportent des risques. La valeur de vos actions fluctuera et vous pourriez subir des pertes en capital. Les actions des sociétés à petite capitalisation ont tendance à être plus volatiles que celles de sociétés à grande capitalisation. Les placements sur les marchés internationaux et émergents comportent des risques spécifiques, notamment ceux liés aux fluctuations de change et à l’actualité politique et économique à l’étranger.

La diversification n’est pas garante de profit et ne protège pas nécessairement contre les pertes dans un marché baissier.

Avant d’investir dans des obligations, vous devez comprendre les risques qui y sont liés, notamment le risque de crédit et le risque de marché. Tout placement en obligations est également assujetti à un risque de taux d’intérêt : si les taux d’intérêt montent, les cours obligataires peuvent baisser et l’investisseur peut subir une perte en capital si le titre est vendu avant la date d’échéance.