Aperçu mensuel du portefeuille

Publié le janvier 12, 2026

Qu’est-ce qui sort du lot après une année exceptionnelle?

Ce que vous devez savoir

  • L’année 2025 a été exceptionnelle pour les marchés mondiaux, ce qui souligne l’importance de conserver vos placements en fonction de votre stratégie à long terme, même lorsque l’avenir semble incertain.
  • Le secteur canadien des matières s’est démarqué, affichant un rendement total supérieur à 100 % pour l’année civile, ce qui a permis aux actions canadiennes de mener le bal. Les actions canadiennes à petite et moyenne capitalisation ont enregistré un rendement supérieur à 40 %.
  • Les actions internationales ont été à la traîne, mais ont tout de même inscrit de solides rendements, l’indice S&P 500 enregistrant des rendements à deux chiffres pour la troisième année consécutive.
  • Alors que tout est en place pour une nouvelle année fructueuse, nous voyons des occasions dans l’ensemble des régions, des capitalisations boursières et des secteurs. Abordez 2026 en toute confiance en privilégiant la diversification et un positionnement rigoureux.
  • Les actions se démarquent, selon nous, et nous recommandons de les surpondérer. Nous entrevoyons des occasions sur les marchés boursiers nationaux et internationaux.

Conseils pour les portefeuilles

Une concentration excessive au sein d’un portefeuille pourrait nuire à sa capacité d’atteindre ses objectifs en matière de risque et de rendement. Le rééquilibrage permet d’assurer la cohérence et d’éviter des imprévus quant au rendement d’un portefeuille. 

 Ce graphique montre le rendement des marchés boursiers et des titres à revenu fixe au cours du mois et de l’année précédents.
Source: Morningstar, 31 décembre 2025. Les actions canadiennes à grande capitalisation sont représentées par l’indice composé S&P/TSX. Les actions américaines à grande capitalisation sont représentées par l’indice S&P 500. Les actions internationales à grande capitalisation sont représentées par l’indice MSCI EAEO. Les actions canadiennes à petite et moyenne capitalisation sont représentées par l’indice complémentaire S&P/TSX. Les actions américaines à petite et moyenne capitalisation sont représentées par l’indice Russell 2500. Les actions étrangères à petite ou moyenne capitalisation sont représentées par l’indice MSCI EAEO petites et moyennes capitalisations. Les actions des marchés émergents sont représentées par l’indice MSCI Marchés émergents. Les obligations canadiennes de catégorie investissement sont représentées par l’indice Bloomberg Canada Aggregate. Les obligations internationales sont représentées par l’indice Bloomberg Global Aggregate (couvert). Les obligations internationales à rendement élevé sont représentées par l’indice Bloomberg Global High Yield. Les espèces sont représentées par l’indice des bons du Trésor à 91 jours FTSE TMX Canada. Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs. Les indices boursiers ne sont pas gérés et il est impossible d’y investir directement. Ils ne visent pas à rendre compte du rendement d’un placement réel.

Où en sommes-nous?

Les gains enregistrés au dernier trimestre ont couronné une année marquée par la résilience et la croissance. La stabilité de la croissance économique, la solidité des bénéfices des sociétés et les nouvelles baisses de taux de la banque centrale ont stimulé les marchés au quatrième trimestre, compensant les effets négatifs liés à la durée record de la paralysie budgétaire aux États-Unis, à l’inflation persistante et au ralentissement du marché de l’emploi. Les marchés ont reculé vers la fin du mois, enregistrant ultimement des rendements contrastés dans l’ensemble des catégories d’actif en décembre.

Malgré tout, les gains du dernier trimestre dans presque toutes les catégories d’actifs ont couronné une année marquée par de solides rendements sur les marchés mondiaux. Le point à retenir? Il est important de demeurer rigoureux lorsque l’incertitude règne. Votre stratégie à long terme demeure votre guide le plus fiable.

Au cours d’une année exceptionnelle pour les marchés boursiers, les actions canadiennes et étrangères se sont démarquées. Les actions canadiennes et les actions étrangères sur les marchés développés et émergents ont dominé en décembre, reflétant la tendance qui a défini 2025.

Le rendement annuel exceptionnel du secteur des matières – un rendement total de 100 % pour le secteur des actions canadiennes à grande capitalisation – a permis aux marchés boursiers canadiens de surpasser de loin les autres. Grâce à leur exposition aux produits de base dans un contexte de ruée vers l’or, les actions canadiennes à petite et à moyenne capitalisation ont tenu le haut du pavé cette année. Avec un rendement supérieur à 40 % pour la première fois depuis 2009, elles ont plus que triplé le rendement de la catégorie d’actif américaine la plus performante en 2025.

Sur les marchés étrangers, les mesures de relance budgétaire et l’assouplissement des politiques monétaires ont contribué à porter leurs rendements annuels au-delà de 20 %, soit plus du double de la catégorie d’actifs la plus performante aux États-Unis. L’optimisme suscité par l’IA a donné un coup de pouce supplémentaire aux régions fortement axées sur les technologies, propulsant les actions des marchés émergents au premier rang des catégories d’actions internationales pour l’année.

Les actions américaines ont connu une autre année exceptionnelle, même si elles ont été devancées par leurs homologues. L’indice S&P 500 a enregistré un rendement annuel supérieur à 12 % pour la troisième année consécutive. Fait impressionnant, son rendement annualisé sur trois ans s’établit à 23 %, surpassant largement la moyenne sur 10 ans d’environ 14 %. Les secteurs des technologies et de croissance ont mené le bal, certains générant des rendements annuels moyens d’environ 40 % sur trois ans en dollars américains.

Pour les investisseurs canadiens, la faiblesse du dollar américain a atténué les rendements des actions américaines en 2025. Les actions américaines à grande capitalisation ont inscrit un rendement d’environ 18 % en dollars américains, ce qui est nettement inférieur au rendement de 12 % en dollars canadiens.

Les obligations canadiennes de catégorie investissement sont encore une fois à la traîne. Malgré les quatre baisses du taux directeur opérées par la Banque du Canada en 2025, qui ont entraîné une réduction des taux à court terme, les taux à long terme ont augmenté, ce qui a permis aux liquidités de devancer les obligations canadiennes de catégorie investissement pour la deuxième année consécutive. Grâce à leur avantage en matière de taux de rendement et à la stabilité des écarts de taux, les obligations internationales à rendement élevé ont une nouvelle fois été la catégorie de titres à revenu fixe la plus performante.

Bien que toutes les catégories de titres à revenu fixe aient produit des rendements positifs sur des périodes d’un an et de trois ans, les rendements annuels moyens sur cinq ans des marchés canadiens et internationaux des obligations de catégorie investissement demeurent négatifs, affaibli par la flambée des taux obligataires en 2022, qui a exercé une forte pression sur les cours obligataires.

Quelles sont nos recommandations pour la suite?

Pour aborder 2026 en toute confiance, la diversification sera essentielle. Les secteurs des technologies ont inscrit des rendements exceptionnels au cours des dernières années. Si le potentiel de l’IA demeure prometteur, la quête de rendement ne s’est pas avérée être une stratégie gagnante. De plus, la forte progression du secteur des technologies a conduit à une concentration croissante des marchés, un risque qui pourrait se répercuter sur les portefeuilles s’il n’est pas géré.

Comme nous l’indiquons dans nos Prévisions pour 2026, nous pensons que tout est en place pour une nouvelle année fructueuse, qui offrira des occasions dans l’ensemble des régions, des capitalisations boursières et des secteurs, faisant de la diversification une stratégie clé.

Pour vous positionner efficacement, envisagez de compléter votre exposition aux secteurs des technologies et de la croissance par une combinaison de placements nationaux et internationaux, y compris dans les segments de valeur et cycliques du marché, en vous appuyant sur une panoplie d’actions et d’obligations qui correspondent au mieux à vos objectifs. Lorsqu’elle est soutenue par un rééquilibrage rigoureux, la diversification mondiale peut aider à éviter une concentration excessive et à maintenir votre portefeuille axé sur ce qui compte le plus.

Les actions constituent une occasion à saisir : nous voyons un potentiel intéressant tant à l’échelle nationale qu’internationale. Dans un contexte favorable soutenu par les effets différés de l’assouplissement des politiques monétaires, les innovations technologiques et les perspectives d’accélération de la croissance des bénéfices sur plusieurs marchés, nous sommes optimistes à l’égard des actions.

En conséquence, nous recommandons de surpondérer les actions, tout en conservant un mélange équilibré de positions opportunes afin d’éviter toute concentration excessive. Envisagez de surpondérer ce qui suit :

  • Actions internationales cycliques. Les effets favorables des politiques et la résilience de la croissance mondiale devraient stimuler les actions des marchés émergents et les actions à petite et moyenne capitalisation des marchés développés étrangers. Les actions des marchés émergents ont également tendance à bien se comporter pendant les cycles de réduction des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) et peuvent aider les portefeuilles à bénéficier d’une exposition au secteur des technologies sur les marchés mondiaux lorsque les valorisations sont favorables.
  • Actions américaines. Lorsqu’il s’agit de répartir les actifs entre les actions à petite, moyenne et grande capitalisation, les actions américaines peuvent aider les portefeuilles à bénéficier d’une exposition au thème de l’IA et aux secteurs cycliques qui ont encore une marge de progression, compte tenu notamment de nos prévisions d’une économie favorable, d’une ou deux nouvelles baisses de taux par la Fed en 2026 et d’une croissance plus large des bénéfices.
  • Certains secteurs boursiers canadiens : produits industriels, énergie et matières. Ces secteurs présentent des valorisations intéressantes, surtout dans un contexte de dépenses en infrastructures favorables, de hausse de la demande d’électricité et d’augmentation des prix de l’or.
  • Certains secteurs boursiers américains : produits industriels, consommation discrétionnaire et soins de santé. Ces secteurs devraient bénéficier d’une conjoncture économique stable, de la poursuite des innovations et du développement des capacités d’IA dans tous les secteurs, de l’atténuation des risques en matière de politique et de valorisations favorables.

Les obligations demeurent importantes, malgré notre sous-pondération. Elles se distinguent pour les investisseurs qui recherchent des revenus, une plus grande stabilité dans leur portefeuille et des avantages en matière de diversification lorsqu’elles sont combinées avec des actions. Tenez compte de leur rôle dans votre portefeuille. Dans le contexte actuel, nous recommandons aux investisseurs en obligations ce qui suit :

  • Privilégiez les obligations à moyen et long terme dans le cadre des placements dans des obligations canadiennes de catégorie investissement. Nous nous attendons à ce que les taux des obligations d’État canadiennes à 10 ans demeurent largement dans une fourchette d’environ 3 % à 3,5 % en 2026, ce qui offrira un revenu intéressant par rapport aux obligations à court terme. Comme la Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur entre 2 % et 2,5 %, les taux de rendement à court terme demeurent limités, ce qui rend les obligations à moyen et à long terme intéressantes pour profiter de taux de rendement plus élevés.
  • Investissez à l’échelle mondiale. Nous recommandons une exposition diversifiée aux obligations en raison de la volatilité potentielle des taux d’intérêt à mesure que les investisseurs évaluent la trajectoire de l’inflation, des marchés de l’emploi et des politiques monétaires. Bien que les obligations canadiennes soient au cœur d’un portefeuille de titres à revenu fixe, les placements internationaux peuvent aider à gérer le risque de taux d’intérêt et le risque de crédit de manière plus globale.
  • Tirez parti de vos liquidités excédentaires. Détenir trop de liquidités comporte des coûts de renonciation. Allouer ces liquidités excédentaires à des placements devenus trop sous-pondérés peut aider à accroître votre potentiel de rendement à long terme et à recentrer votre portefeuille sur vos objectifs financiers.

Nous sommes là pour vous aider

L’année 2025 a été exceptionnelle à bien des égards et a récompensé les investisseurs rigoureux. Aussi intéressants que soient les rendements, les données historiques n’ont qu’une utilité limitée pour vous aider à trouver les occasions qui se démarquent dans votre portefeuille, en particulier lorsqu’il s’agit de vous rapprocher de vos objectifs. Discutez avec votre conseiller en investissement de l’intérêt de la diversification et du potentiel d’élargissement des horizons de votre portefeuille.

Si vous n’avez pas de conseiller en investissement, nous vous invitons à rencontrer un conseiller en investissement Edward Jones afin d’explorer le potentiel de 2026, une année où l’IA et l’innovation auront leur importance, mais où la diversification sera tout aussi cruciale.

Lignes directrices en matière de répartition stratégique de l’actif

Nos lignes directrices en matière de répartition stratégique de l’actif à long terme reflètent notre vision de diversification équilibrée pour les volets en titres à revenu fixe et en actions au sein d’un portefeuille bien diversifié, à la lumière de nos perspectives des 30 prochaines années pour l’économie et les marchés. Les pondérations exactes (pondérations neutres) de chaque catégorie d’actifs dépendront de la répartition générale entre actions et titres à revenu fixe qui correspond le plus à votre tolérance au risque et à vos objectifs financiers.

La diversification n’est pas garante de profit et ne protège pas nécessairement contre les pertes dans un marché baissier.

 Strategic asset allocation guidance
Source: Edward Jones.

Lignes directrices en matière de répartition opportuniste du portefeuille

Nos lignes directrices en matière de répartition opportuniste de l’actif représentent nos conseils de placement opportuns en fonction des conditions actuelles du marché et des perspectives à court terme. Nous croyons que l’intégration de ces lignes directrices dans un portefeuille bien diversifié peut accroître votre potentiel de rendement sans prise de risque involontaire, ce qui vous aidera à maintenir votre portefeuille en phase avec vos objectifs de risque et de rendement. Nous recommandons d’abord de tenir compte de nos lignes directrices en matière de répartition opportuniste de l’actif afin de saisir des occasions dans toutes les catégories d’actif. Nous recommandons ensuite de tenir compte des lignes directrices sectorielles opportunistes pour les actions et des lignes directrices opportunistes pour les obligations canadiennes de catégorie investissement afin de compléter le positionnement des portefeuilles, s’il y a lieu.

 Opportunistic asset allocation guidance
Source: Edward Jones.
 Nos lignes directrices sectorielles opportunistes pour les actions sont les suivantes
Source: Edward Jones
 Nos lignes directrices sectorielles opportunistes pour les actions américaines sont les suivantes
Source: Edward Jones
 Nos lignes directrices opportunistes à l’égard des obligations canadiennes de catégorie investissement privilégient une surpondération du risque de taux d’intérêt (duration) et une pondération neutre du risque de crédit.
Source: Edward Jones

Tom Larm, CFA®, CFP®

Tom Larm est stratège de portefeuille au sein de l’équipe des stratégies de placement. Il est responsable de l’élaboration de conseils et de lignes directrices en matière de construction de portefeuille, de répartition de l’actif et de rendement des placements afin d’aider les clients à atteindre leurs objectifs financiers à long terme.

M. Larm a obtenu un baccalauréat en finance avec grande distinction de l’Université d’État du Missouri, Il est titulaire d’un MBA de l’Université St. Louis et détient les titres professionnels de CFA et de CFP. Il est membre de la CFA Society of St. Louis.

Renseignements importants

Le rendement passé des marchés n’est pas garant du rendement futur.

La diversification n’est pas une garantie de profit et ne protège pas contre les pertes en cas de recul des marchés.

Les placements en actions comportent des risques. La valeur de vos actions fluctuera et vous pourriez subir des pertes en capital. Les actions à petite et moyenne capitalisation ont tendance à être plus volatiles que celles de sociétés à grande capitalisation. Les placements sur les marchés internationaux et émergents comportent des risques spécifiques, notamment ceux liés aux fluctuations de change et à l’actualité politique et économique à l’étranger.

Le rééquilibrage n’offre ni garantie de profit ni protection contre les pertes, et peut entraîner un événement imposable. 

Avant d’investir dans des obligations, vous devez comprendre les risques qui y sont liés, notamment le risque de crédit et le risque de marché. Tout placement en obligations est également assujetti à un risque de taux d’intérêt : si les taux d’intérêt montent, les cours obligataires peuvent baisser et l’investisseur peut subir une perte en capital si le titre est vendu avant la date d’échéance. 

Les opinions exprimées sont en date du présent rapport et sont fournies à des fins d’information générale. Ces renseignements ne s’adressent pas à un investisseur en particulier ou potentiel et ne doivent pas être interprétés comme des recommandations ou des conseils de placement précis. Les investisseurs sont invités à prendre des décisions de placement fondées sur leurs objectifs de placement et leur situation financière uniques.