Le régime fiscal progressif du Canada signifie que des revenus de retraite inégaux entraînent souvent un impôt inutile. Si un conjoint retire la majeure partie du revenu de retraite, ce revenu peut être imposé à des taux marginaux plus élevés. Un REER de conjoint permet ce qui suit :
- Transférer le revenu de retraite imposable au conjoint dont le revenu est le moins élevé
- Maintenir les deux conjoints dans une tranche d’imposition inférieure
- Réduire la facture fiscale combinée du ménage
Cette stratégie peut être efficace dans les cas suivants :
- Un conjoint cotise à un régime de retraite à prestations déterminées
- Un conjoint a pris un congé pour donner des soins
- Il y a un déséquilibre du revenu à long terme
Comme le conjoint dont le revenu est le plus élevé demande la déduction au titre d’un REER, les cotisations au REER de conjoint génèrent souvent une économie d’impôt plus importante que les cotisations au REER du conjoint dont le revenu est le moins élevé. Les avantages comprennent :
- Remboursements d’impôt plus élevé
- Meilleure utilisation des taux d’imposition marginaux élevés
- Possibilité de réinvestir les remboursements pour la croissance composée
Les REER de conjoint permettent aux couples de déduire des cotisations lorsque l’incidence est plus importante, c.-à-d. que la réclamation est faite par le conjoint dont le revenu est le plus élevé.
Si l’un des conjoints prend sa retraite plus tôt que l’autre, un REER de conjoint peut constituer une source de revenu fiscalement avantageuse au cours de ces années. Par exemple :
- Le conjoint dont le revenu est le moins élevé prend d’abord sa retraite
- Il retire des fonds de son REER de conjoint à un taux marginal d’imposition faible
Cette approche peut réduire considérablement l’impôt global pendant les premières années de retraite.


