Positionner les portefeuilles dans un contexte de remontée du marché

Ce que vous devez savoir

  • Les marchés boursiers ont poursuivi leur ascension en mai, portés par les solides bénéfices des sociétés, en particulier dans le secteur des technologies aux États-Unis, et la hausse de l’optimisme liée aux attentes d’une résolution diplomatique du conflit en Iran, qui a également fait baisser les prix du pétrole.
  • Les titres à revenu fixe ont également produit des rendements positifs, grâce surtout aux obligations internationales à rendement élevé et aux obligations canadiennes de catégorie investissement, l’atténuation des tensions géopolitiques ayant contribué à la baisse des taux de rendement et au resserrement des écarts de taux.
  • Nous croyons que les perspectives des marchés boursiers mondiaux pourraient demeurer bonnes, soutenues par la résilience de l’activité économique et la bonne croissance des bénéfices.

Conseils pour les portefeuilles

Les actions se sont fortement appréciées au cours des deux derniers mois, ce qui soulève la question de savoir si les marchés sont allés trop loin, trop vite. Plutôt que d’essayer de prévoir les pics du marché, nous recommandons aux investisseurs de se concentrer sur la diversification et de maintenir une stratégie de placement rigoureuse et axée sur les objectifs.

 Ce graphique montre le rendement des marchés boursiers et des titres à revenu fixe au cours du mois et de l’année précédents.
Source: Morningstar, 31 mai 2026. Les actions canadiennes à grande capitalisation sont représentées par l’indice composé S&P/TSX. Les actions américaines à grande capitalisation sont représentées par l’indice S&P 500. Les actions internationales à grande capitalisation sont représentées par l’indice MSCI EAEO. Les actions canadiennes à petite et moyenne capitalisation sont représentées par l’indice complémentaire S&P/TSX. Les actions américaines à petite et moyenne capitalisation sont représentées par l’indice Russell 2500. Les actions étrangères à petite ou moyenne capitalisation sont représentées par l’indice MSCI EAEO petites et moyennes capitalisations. Les actions des marchés émergents sont représentées par l’indice MSCI Marchés émergents. Les obligations canadiennes de catégorie investissement sont représentées par l’indice Bloomberg Canada Aggregate. Les obligations internationales sont représentées par l’indice Bloomberg Global Aggregate (couvert). Les obligations internationales à rendement élevé sont représentées par l’indice Bloomberg Global High Yield. Les espèces sont représentées par l’indice des bons du Trésor à 91 jours FTSE TMX Canada. Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs. Les indices boursiers ne sont pas gérés et il est impossible d’y investir directement. Ils ne visent pas à rendre compte du rendement d’un placement réel.

Où en sommes-nous?

La remontée des marchés boursiers s’est poursuivie en mai, soutenue par la forte croissance des bénéfices et les attentes grandissantes d’une résolution diplomatique du conflit en Iran.Les actions mondiales ont poursuivi sur leur lancée d’avril, s’appuyant sur le rebond marqué après les creux de mars. L’atténuation des tensions géopolitiques a soutenu la confiance des investisseurs et fait passer les prix du pétrole brut WTI de plus de 100 $ le baril au début du mois à moins de 90 $ à la fin du mois.

Les actions canadiennes à grande capitalisation ont progressé de 2,5 % en mai, grâce à la vigueur soutenue du secteur des matières, qui a gagné 6,2 % pendant le mois et crû de plus de 75 % au cours de la dernière année. Les actions canadiennes à petite et à moyenne capitalisation ont également enregistré de très bons gains, progressant de 4 % en mai. Les marchés américains et internationaux ont aussi produit de solides rendements, soutenus par la forte croissance des bénéfices des sociétés technologiques mondiales.

La forte lancée du secteur des technologies s’est poursuivie.Du côté des actions américaines, le secteur des technologies est demeuré en tête en mai, progressant de 16 % et de plus de 40 % depuis son creux du 30 mars. La forte croissance des bénéfices a été un facteur clé de la hausse, le secteur des technologies de l’indice S&P 500 ayant enregistré une augmentation des bénéfices de plus de 50 % sur 12 mois au premier trimestre, tandis que celle pour l’année complète devrait atteindre 47 %. Mis à part les technologies, le rendement aux États-Unis a été plus modeste, les soins de santé et la consommation discrétionnaire étant les seuls autres secteurs de l’indice S&P 500 à avoir inscrit des gains en mai.

Parallèlement à la vigueur des sociétés technologiques américaines à grande capitalisation, les segments sensibles à l’économie se sont également bien comportés. Les actions américaines à petite et à moyenne capitalisation ont réalisé d’excellents rendements, étayées par la résilience des données économiques américaines. En outre, les actions étrangères ont monté en flèche, menées par les marchés émergents, qui ont progressé de 11 % en mai et de plus de 50 % au cours de la dernière année. Les gains ont été alimentés par les marchés fortement axés sur les technologies, comme la Corée et Taïwan, qui continuent de profiter des dépenses substantielles liées à l’IA.

Les actifs à revenu fixe ont globalement pris de la valeur, grâce à la baisse des taux de rendement et au resserrement des écarts de taux.Les obligations mondiales à rendement élevé ont inscrit des rendements supérieurs, progressant de 1,9 % en mai, alors que les écarts de taux se sont resserrés en raison de l’atténuation des tensions géopolitiques et de la résilience soutenue des données économiques. Les obligations canadiennes de catégorie investissement ont également inscrit un solide rendement de 1,4 % pour le mois, soutenues par la baisse des taux de rendement à la suite de la contraction du marché de l’emploi et du fléchissement des prix du pétrole en avril.

Quelles sont nos recommandations pour la suite?

Ancrez votre portefeuille à vos objectifs. Au cours de la dernière année et demie, les marchés ont dû composer avec un flot ininterrompu d’actualités, de la réforme de la politique commerciale des États-Unis en 2025 à la guerre en Iran et à la hausse des prix du pétrole en 2026. Malgré cela, les marchés sont demeurés résilients, ce qui souligne l’importance de maintenir une approche de placement rigoureuse en période d’incertitude.

Pour la suite, nous sommes d’avis que les investisseurs seront mieux servis en restant diversifiés et disciplinés et en arrimant leurs portefeuilles à leurs objectifs à long terme.

Commencez par discuter de votre tolérance au risque, de votre horizon de placement et de vos objectifs financiers avec votre conseiller en investissement. Ces facteurs devraient guider la répartition stratégique de vos actifs – la combinaison d’actions et d’obligations alignée sur vos objectifs –, laquelle constitue le fondement de votre portefeuille.

  • Utilisez des orientations opportunistes pour vous positionner en fonction de solides paramètres fondamentaux.Une fois que vous avez déterminé la combinaison appropriée d’actions et d’obligations pour votre situation financière, considérez les orientations opportunistes suivantes pour positionner les portefeuilles dans un contexte de fondamentaux sains :
    • Surpondérez les actions. Envisagez d’orienter les portefeuilles vers les actions en sous-pondérant les obligations. À notre avis, la robuste activité économique et la forte croissance des bénéfices des sociétés peuvent offrir un contexte favorable aux actions. Parallèlement, comme l’inflation mondiale demeure élevée et que les marchés s’attendent à ce que la Banque du Canada et les banques centrales en Europe et au Japon relèvent les taux d’intérêt en 2026, nous estimons que la possibilité d’une baisse importante des taux obligataires est limitée, ce qui renforcera notre préférence relative pour les actions.

       

      Dans le cadre de cette surpondération des actions, nous recommandons une approche diversifiée à l’échelle mondiale, avec une exposition aux marchés nord-américains et étrangers :

       

    • Surpondérez les actions américaines. Les données économiques aux États-Unis sont demeurées résilientes malgré la hausse des prix du pétrole et l’incertitude géopolitique. La croissance de l’emploi s’est stabilisée, les mises à pied étant toujours limitées, comme en témoignent le faible nombre de demandes initiales de prestations d’assurance-chômage et le taux de chômage jugulé. L’activité manufacturière s’est également améliorée, l’indice ISM des directeurs d’achats du secteur manufacturier ayant progressé pendant cinq mois consécutifs. Ce contexte, combiné à la forte croissance des bénéfices, sous-tend nos perspectives optimistes à l’égard des actions américaines.
  • Positionnez-vous en vue de la poursuite de la croissance des actions étrangères.Nous entrevoyons des occasions intéressantes sur les marchés émergents et du côté des actions étrangères à petite et à moyenne capitalisation, car ces derniers pourraient profiter de l’atténuation des tensions géopolitiques et de la normalisation de l’offre mondiale de pétrole à terme. Les actions des marchés émergents, en particulier, ont été soutenues par la forte demande de semi-conducteurs alimentée par l’IA, une composante importante de l’indice MSCI marchés émergents.
  • Privilégiez les obligations canadiennes de catégorie investissement à plus long terme. Le taux directeur de la Banque du Canada est au beau fixe depuis octobre 2025 et, comme l’inflation globale augmente en raison de la hausse des prix de l’énergie, les marchés des contrats à terme prévoient actuellement une hausse de taux d’ici la fin de l’année. À notre avis, toutefois, la Banque devrait rester sur la touche à court terme, surtout si l’inflation de base, qui est surveillée de près par la banque centrale – comme l’IPC tronqué et l’IPC médian –, demeure contenue à environ 2 %. De plus, comme le PIB réel s’est contracté deux trimestres de suite et que la croissance de l’emploi ralentit, la possibilité que la politique monétaire soit resserrée à court terme semble limitée, selon nous.

     

    Dans ce contexte, nous voyons l’intérêt d’opter pour des échéances plus longues pour les obligations canadiennes de catégorie investissement. Compte tenu du ralentissement de l’élan économique, de l’incertitude persistante entourant l’ACEUM et de l’atténuation des tensions entre les États-Unis et l’Iran, nous estimons que la possibilité d’une hausse importante des taux de rendement à long terme par rapport aux niveaux actuels est limitée. À la fin de mai, le taux des obligations du gouvernement du Canada à 10 ans était supérieur de plus de 1 % au taux à trois mois, ce qui présente une opportunité intéressante pour les investisseurs selon nous, et renforce notre préférence pour une duration plus longue au sein des obligations canadiennes de catégorie investissement.

Nous sommes là pour vous aider 

Les marchés boursiers ont monté au cours des derniers mois, repoussant fermement le repli de mars dans le rétroviseur. Même si 2026 est marqué par plus d’incertitude, nous sommes d’avis que les investisseurs seront mieux servis par le maintien d’une approche rigoureuse ancrée dans leurs objectifs financiers. Discutez avec votre conseiller en investissement de la possibilité de structurer votre portefeuille en fonction de votre tolérance au risque et de vos objectifs de rendement afin de vous assurer que votre parcours financier demeure constamment axé sur vos buts. 

Si vous n’avez pas encore de conseiller en investissement, nous vous invitons à rencontrer un conseiller en investissement Edward Jones afin d’étudier comment structurer vos placements en vous appuyant sur des objectifs clairs, une certaine résilience et une vision prospective et proactive.

Lignes directrices en matière de répartition stratégique de l’actif

Nos lignes directrices en matière de répartition stratégique de l’actif à long terme reflètent notre vision de diversification équilibrée pour les volets en titres à revenu fixe et en actions au sein d’un portefeuille bien diversifié, à la lumière de nos perspectives des 30 prochaines années pour l’économie et les marchés. Les pondérations exactes (pondérations neutres) de chaque catégorie d’actifs dépendront de la répartition générale entre actions et titres à revenu fixe qui correspond le plus à votre tolérance au risque et à vos objectifs financiers.

La diversification n’est pas garante de profit et ne protège pas nécessairement contre les pertes dans un marché baissier.

 Strategic asset allocation guidance
Source: Edward Jones.

Lignes directrices en matière de répartition opportuniste du portefeuille

Nos lignes directrices en matière de répartition opportuniste de l’actif représentent nos conseils de placement opportuns en fonction des conditions actuelles du marché et des perspectives à court terme. Nous croyons que l’intégration de ces lignes directrices dans un portefeuille bien diversifié peut accroître votre potentiel de rendement sans prise de risque involontaire, ce qui vous aidera à maintenir votre portefeuille en phase avec vos objectifs de risque et de rendement. Nous recommandons d’abord de tenir compte de nos lignes directrices en matière de répartition opportuniste de l’actif afin de saisir des occasions dans toutes les catégories d’actif. Nous recommandons ensuite de tenir compte des lignes directrices sectorielles opportunistes pour les actions et des lignes directrices opportunistes pour les obligations canadiennes de catégorie investissement afin de compléter le positionnement des portefeuilles, s’il y a lieu.

 Opportunistic asset allocation guidance
Source: Edward Jones.
 Nos lignes directrices sectorielles opportunistes pour les actions sont les suivantes
Source: Edward Jones
 Nos lignes directrices sectorielles opportunistes pour les actions américaines sont les suivantes
Source: Edward Jones
 Nos lignes directrices opportunistes à l’égard des obligations canadiennes de catégorie investissement privilégient une surpondération du risque de taux d’intérêt (duration) et une pondération neutre du risque de crédit.
Source: Edward Jones

Tom Larm, CFA®, CFP®

Tom Larm est stratège de portefeuille au sein de l’équipe des stratégies de placement. Il est responsable de l’élaboration de conseils et de lignes directrices en matière de construction de portefeuille, de répartition de l’actif et de rendement des placements afin d’aider les clients à atteindre leurs objectifs financiers à long terme.

M. Larm a obtenu un baccalauréat en finance avec grande distinction de l’Université d’État du Missouri, Il est titulaire d’un MBA de l’Université St. Louis et détient les titres professionnels de CFA et de CFP. Il est membre de la CFA Society of St. Louis.

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Renseignements importants

Le rendement passé des marchés n’est pas garant du rendement futur.
La diversification n’est pas une garantie de profit et ne protège pas contre les pertes en cas de recul des marchés.
Les placements en actions comportent des risques. La valeur de vos actions fluctuera et vous pourriez subir des pertes en capital. Les actions à petite et moyenne capitalisation ont tendance à être plus volatiles que celles de sociétés à grande capitalisation. Les placements sur les marchés internationaux et émergents comportent des risques spécifiques, notamment ceux liés aux fluctuations de change et à l’actualité politique et économique à l’étranger.
Le rééquilibrage n’offre ni garantie de profit ni protection contre les pertes, et peut entraîner un événement imposable.
Avant d’investir dans des obligations, vous devez comprendre les risques qui y sont liés, notamment le risque de crédit et le risque de marché. Tout placement en obligations est également assujetti à un risque de taux d’intérêt : si les taux d’intérêt montent, les cours obligataires peuvent baisser et l’investisseur peut subir une perte en capital si le titre est vendu avant la date d’échéance. 
Les opinions exprimées sont en date du présent rapport et sont fournies à des fins d’information générale. Ces renseignements ne s’adressent pas à un investisseur en particulier ou potentiel et ne doivent pas être interprétés comme une recommandation ou des conseils de placement précis. Les investisseurs sont invités à prendre des décisions de placement fondées sur leurs objectifs de placement et leur situation financière uniques.