Votre guide pour faire face à la volatilité des marchés en 2026 

Ce que vous devez savoir

  • Les tensions croissantes au Moyen-Orient et les perturbations de l’offre de pétrole ont accru les risques liés à l’inflation et à la croissance, effaçant une grande partie des gains enregistrés sur les marchés en début d’année.
  • Les rendements à long terme des marchés demeurent toutefois solides, malgré les pertes généralisées subies en mars.
  • Compte tenu de la durée incertaine du conflit en Iran et des perturbations de l’offre de pétrole, les marchés demeureront probablement sensibles aux manchettes à court terme, mais nous nous attendons à ce que cette incidence soit temporaire.
  • De façon plus générale, la volatilité périodique est normale. Considérez cette stratégie : revoir vos objectifs, rééquilibrer votre portefeuille de façon stratégique, investir vos espèces de manière systématique et tirer parti des occasions créées par les replis du marché.
  • Envisagez de diversifier votre portefeuille avec une surpondération en actions et une sous-pondération en obligations afin de mieux composer, à court terme, avec une volatilité potentielle alimentée par l’actualité, dans un contexte plus large qui devrait favoriser les actions au cours des trois prochaines années.

Conseils pour les portefeuilles

Avant d’apporter des changements à votre portefeuille, revoyez votre tolérance au risque, votre horizon de placement et vos objectifs financiers, car ce sont eux qui dictent la composition de votre portefeuille, et non les manchettes. 

 Ce graphique montre le rendement des marchés boursiers et des titres à revenu fixe au cours du mois et de l’année précédents.
Source: Morningstar, 31 mars 2026. Les actions canadiennes à grande capitalisation sont représentées par l’indice composé S&P/TSX. Les actions américaines à grande capitalisation sont représentées par l’indice S&P 500. Les actions internationales à grande capitalisation sont représentées par l’indice MSCI EAEO. Les actions canadiennes à petite et moyenne capitalisation sont représentées par l’indice complémentaire S&P/TSX. Les actions américaines à petite et moyenne capitalisation sont représentées par l’indice Russell 2500. Les actions étrangères à petite ou moyenne capitalisation sont représentées par l’indice MSCI EAEO petites et moyennes capitalisations. Les actions des marchés émergents sont représentées par l’indice MSCI Marchés émergents. Les obligations canadiennes de catégorie investissement sont représentées par l’indice Bloomberg Canada Aggregate. Les obligations internationales sont représentées par l’indice Bloomberg Global Aggregate (couvert). Les obligations internationales à rendement élevé sont représentées par l’indice Bloomberg Global High Yield. Les espèces sont représentées par l’indice des bons du Trésor à 91 jours FTSE TMX Canada. Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs. Les indices boursiers ne sont pas gérés et il est impossible d’y investir directement. Ils ne visent pas à rendre compte du rendement d’un placement réel.

Où en sommes-nous?

Les marchés ont subi des pressions en raison des tensions accrues au Moyen-Orient et des perturbations de l’offre de pétrole. La dynamique des marchés boursiers a démarré avec vigueur en 2026, soutenue par une croissance économique stable, des politiques budgétaires expansionnistes et l’assouplissement des conditions monétaires, les actions cycliques menant les gains en début d’année.

Toutefois, les tensions géopolitiques se sont intensifiées en mars et ont amené les marchés à céder une grande partie des gains du début d’année, alors que les investisseurs évaluaient les répercussions mondiales potentielles du conflit en Iran, notamment la possibilité que la hausse des prix du pétrole fasse grimper l’inflation et pèse sur la croissance économique.

Les pertes sur les marchés boursiers ont été généralisées le mois dernier, bien que les actions américaines aient mieux résisté. Toutes les catégories d’actif ont terminé en baisse. Toutefois, les actions américaines ont reculé moins que les actions étrangères, qui sont plus tributaires de l’offre de pétrole de la région du Moyen-Orient, et que les actions canadiennes, qui ont été pénalisées par les baisses du secteur des matières dans un contexte de volatilité des prix de l’or. Par ailleurs, le secteur de l’énergie s’est redressé en mars, profitant de la flambée des prix du pétrole, ce qui a contribué à atténuer les pertes ailleurs dans les portefeuilles bien diversifiés.

Aux États-Unis, les titres technologiques demeurent parmi les plus durement touchés cette année, en raison de la prudence des investisseurs à l’égard de leurs valorisations et des dépenses en capital. Après avoir dominé les marchés au cours des dernières années, ils ont été nettement à la traîne de la plupart des autres secteurs en 2026, si bien que les actions américaines à grande capitalisation ont été la seule catégorie d’actions à enregistrer des rendements négatifs depuis le début de l’année.

Les obligations ont contribué à atténuer la volatilité des actions dans les portefeuilles bien diversifiés. Les taux d’intérêt ont augmenté, alors que les préoccupations à l’égard des perturbations de l’approvisionnement énergétique ont soulevé des questions au sujet de l’inflation et des politiques des banques centrales, ce qui a exercé des pressions sur les cours obligataires. On s’attendait de plus en plus à ce que certaines banques centrales relèvent les taux en 2026 ou retardent d’autres réductions pour aider à combattre la hausse de l’inflation.

Le revenu d’intérêts stable et les écarts de taux contenus ont soutenu les allocations dans les obligations, ce qui a limité l’incidence de la baisse des cours sur les rendements obligataires. Par conséquent, malgré leur faiblesse en mars, les obligations ont surpassé les actions, offrant ainsi une protection contre la volatilité des marchés boursiers.

De plus, les rendements à long terme des marchés demeurent solides, malgré la récente volatilité. Propulsés par la résilience économique mondiale, l’innovation technologique et les réductions de taux de plusieurs grandes banques centrales, les rendements annuels moyens des marchés boursiers canadiens et internationaux au cours des dernières périodes d’un an et de trois ans ont été robustes, en particulier pour les actions. Les rendements annuels moyens des différentes catégories d’actions se situent entre 13 % et 25 % sur trois ans, même après le repli de mars.

Les obligations ont également stimulé les portefeuilles bien diversifiés, tandis que les investisseurs ont profité d’un revenu d’intérêts continu, le resserrement des écarts de taux ayant contribué à ce que les obligations à rendement élevé surpassent celles de qualité supérieure.

Quelles sont nos recommandations pour la suite? 

Bien que la durée et l’ampleur du conflit impliquant l’Iran ainsi que les perturbations de l’approvisionnement énergétique demeurent des facteurs d’incertitude majeurs, nous nous attendons à ce que le ralentissement de la croissance et la hausse de l’inflation soient modestes et temporaires. Les marchés peuvent demeurer sensibles à l’actualité pendant un certain temps, mais les répercussions des événements géopolitiques ont tendance à être de courte durée.

Mais au-delà des événements de cette année, une volatilité périodique est normale. Par exemple, l’indice S&P 500 a tendance à subir une correction de 10 % ou plus environ une fois par année en moyenne, ce que nous n’avons pas observé au premier trimestre de 2026. Bien que des fluctuations du marché soient attendues, il est impossible d’anticiper les sommets et les creux avec constance. Si vous tentez de le faire, vous risquez de rater certaines des meilleures journées sur les marchés.

Compte tenu du risque continu de volatilité périodique des marchés, envisagez de discuter de ce guide avec votre conseiller en investissement :

  1. Évaluez tout changement à vos objectifs ou au délai prévu pour les atteindre. Même si les manchettes et les marchés changent constamment, votre stratégie de placement devrait demeurer guidée par votre tolérance au risque, votre horizon de placement et vos objectifs financiers, comme épargner en vue de la retraite, financer des études ou laisser un héritage.

    Avant d’apporter des changements au portefeuille, revoyez ces facteurs de base. Cela peut vous aider à déterminer l’équilibre approprié entre les actions et les obligations pour votre stratégie, et nos conseils de répartition stratégique de l’actif peuvent accroître la résilience de votre approche. À moins que votre situation n’ait changé, vous pourriez constater que votre stratégie actuelle vous a aidé à vous préparer à composer avec la volatilité des marchés conformément à vos objectifs de risque et de rendement.
     
  2. Rééquilibrez votre portefeuille en vous assurant que vous avez suffisamment d’espèces, mais pas trop. Le fait d’avoir suffisamment d’espèces pour couvrir les dépenses et les urgences aide à éviter de vendre des placements à long terme en période de repli des marchés, ce qui donne aux actions le temps de se redresser.

    Toutefois, avoir trop d’espèces s’accompagne de coûts d’opportunité en raison de la limitation du potentiel de rendement à long terme. Pour les fonds destinés à un objectif à long terme, nous vous recommandons de ne pas consacrer plus de 5 % de votre portefeuille aux espèces. Songez à tirer parti de la surpondération des espèces en rééquilibrant votre portefeuille vers des catégories d’actifs qui sont devenues trop sous-pondérées par rapport à vos cibles stratégiques.
     
  3. Envisagez des stratégies de placement automatique . Vous hésitez à investir sur les marchés en une seule fois? Des cotisations régulières et planifiées à votre portefeuille au fil du temps peuvent vous aider à déployer vos espèces par étapes, à éliminer les émotions des décisions de placement et à rester concentré sur vos objectifs avec rigueur. 

    Les stratégies de placement automatique, comme les achats périodiques par sommes fixes ou le réinvestissement des dividendes, peuvent également contribuer à ce que votre portefeuille reste dans les limites des objectifs fixés au fil du temps en offrant des occasions naturelles de rééquilibrage, d’amélioration de la diversification et d’ajout de placements de qualité à des prix plus bas en période de repli des marchés.
     
  4. Déterminez si le marché baissier a créé des occasions de réalisation de pertes fiscales . La vente d’un placement à perte peut aider à compenser les gains en capital réalisés au cours de l’année, et les baisses de marché peuvent vous permettre de cristalliser des pertes plus importantes qu’il ne serait autrement possible de le faire. Si les pertes dépassent les gains d’une année donnée, l’excédent peut être utilisé pour compenser les gains d’autres années, dans certaines circonstances.

    Lorsque vous réinvestissez le produit de la vente d’un placement pour réaliser une perte, gardez à l’esprit les règles relatives aux pertes apparentes. Envisagez également d’affecter le produit de la vente à des segments qui sont devenus trop sous-pondérés, ce qui vous aidera à maintenir vos répartitions stratégiques tout en réduisant potentiellement au minimum les impôts supplémentaires ou les coûts d’opération qui auraient pu être associés au rééquilibrage.
     
  5. Envisagez de miser sur les occasions de placement intéressantes créées par les replis. Sur notre horizon de prévisions de un à trois ans, nous croyons que la conjoncture économique dans son ensemble continue de privilégier les actions par rapport aux obligations, d’autant plus que nous prévoyons que les tensions géopolitiques s’atténuent au fil du temps. De plus, la baisse des valorisations boursières à la suite du repli contribue à l’amélioration du potentiel de rendement prévisionnel.

    Nous recommandons de surpondérer une combinaison diversifiée d’actions et de sous-pondérer une combinaison diversifiée d’obligations, par rapport à vos cibles stratégiques de catégories d’actif, afin de vous aider à composer avec la volatilité potentielle à court terme alimentée par l’actualité et à gérer les risques dans un contexte plus favorable dans l’ensemble cette année.
     
    • Du côté de la répartition des actions canadiennes, envisagez de surpondérer les secteurs de l’énergie, des produits industriels et des matières. Nous nous attendons à ce que l’énergie profite de la hausse de la demande d’électricité, à ce que les produits industriels profitent de la baisse des valorisations sectorielles et des dépenses en infrastructures, et à ce que les matières profitent de la baisse des valorisations sectorielles et de l’exposition aux produits de base.
       
    • À l’étranger, nous privilégions les catégories d’actif plus cycliques en raison de leurs valorisations relativement intéressantes, en particulier par rapport aux actions étrangères à grande capitalisation, que nous recommandons de sous-pondérer. Nous croyons que les actions étrangères pourraient profiter d’un soutien budgétaire et, pour les marchés émergents fortement axés sur les technologies, d’une croissance alimentée par l’IA.
       
    • Aux États-Unis, nous privilégions une combinaison d’actions de qualité et cycliques, compte tenu des solides bénéfices des sociétés, du soutien budgétaire modeste, des dépenses liées à l’IA et de la vigueur relative de l’économie américaine.

Nous sommes là pour vous aider 

L’abandon d’un plan bien conçu en période de volatilité des marchés pourrait compromettre vos objectifs financiers. Discutez avec votre conseiller en investissement des mesures de préparation que vous avez intégrées à votre plan et demandez-vous si des actions sont nécessaires pour accroître la résilience de votre stratégie ou positionner votre portefeuille en temps opportun.

Si vous n’avez pas de plan en place ou si vous n’avez pas de conseiller en investissement avec qui parler, nous vous invitons à rencontrer un conseiller en investissement Edward Jones pour élaborer une stratégie axée sur votre tolérance au risque, votre horizon de placement et vos objectifs financiers et discuter des options qui pourraient vous aider à tirer parti des occasions créées par le récent repli.

Lignes directrices en matière de répartition stratégique de l’actif

Nos lignes directrices en matière de répartition stratégique de l’actif à long terme reflètent notre vision de diversification équilibrée pour les volets en titres à revenu fixe et en actions au sein d’un portefeuille bien diversifié, à la lumière de nos perspectives des 30 prochaines années pour l’économie et les marchés. Les pondérations exactes (pondérations neutres) de chaque catégorie d’actifs dépendront de la répartition générale entre actions et titres à revenu fixe qui correspond le plus à votre tolérance au risque et à vos objectifs financiers.

La diversification n’est pas garante de profit et ne protège pas nécessairement contre les pertes dans un marché baissier.

 Strategic asset allocation guidance
Source: Edward Jones.

Lignes directrices en matière de répartition opportuniste du portefeuille

Nos lignes directrices en matière de répartition opportuniste de l’actif représentent nos conseils de placement opportuns en fonction des conditions actuelles du marché et des perspectives à court terme. Nous croyons que l’intégration de ces lignes directrices dans un portefeuille bien diversifié peut accroître votre potentiel de rendement sans prise de risque involontaire, ce qui vous aidera à maintenir votre portefeuille en phase avec vos objectifs de risque et de rendement. Nous recommandons d’abord de tenir compte de nos lignes directrices en matière de répartition opportuniste de l’actif afin de saisir des occasions dans toutes les catégories d’actif. Nous recommandons ensuite de tenir compte des lignes directrices sectorielles opportunistes pour les actions et des lignes directrices opportunistes pour les obligations canadiennes de catégorie investissement afin de compléter le positionnement des portefeuilles, s’il y a lieu.

 Opportunistic asset allocation guidance
Source: Edward Jones.
 Nos lignes directrices sectorielles opportunistes pour les actions sont les suivantes
Source: Edward Jones
 Nos lignes directrices sectorielles opportunistes pour les actions américaines sont les suivantes
Source: Edward Jones
 Nos lignes directrices opportunistes à l’égard des obligations canadiennes de catégorie investissement privilégient une surpondération du risque de taux d’intérêt (duration) et une pondération neutre du risque de crédit.
Source: Edward Jones

Tom Larm, CFA®, CFP®

Tom Larm est stratège de portefeuille au sein de l’équipe des stratégies de placement. Il est responsable de l’élaboration de conseils et de lignes directrices en matière de construction de portefeuille, de répartition de l’actif et de rendement des placements afin d’aider les clients à atteindre leurs objectifs financiers à long terme.

M. Larm a obtenu un baccalauréat en finance avec grande distinction de l’Université d’État du Missouri, Il est titulaire d’un MBA de l’Université St. Louis et détient les titres professionnels de CFA et de CFP. Il est membre de la CFA Society of St. Louis.

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Renseignements importants

Le rendement passé des marchés n’est pas garant du rendement futur.
La diversification n’est pas une garantie de profit et ne protège pas contre les pertes en cas de recul des marchés.
Les placements en actions comportent des risques. La valeur de vos actions fluctuera et vous pourriez subir des pertes en capital. Les actions à petite et moyenne capitalisation ont tendance à être plus volatiles que celles de sociétés à grande capitalisation. Les placements sur les marchés internationaux et émergents comportent des risques spécifiques, notamment ceux liés aux fluctuations de change et à l’actualité politique et économique à l’étranger.
Le rééquilibrage n’offre ni garantie de profit ni protection contre les pertes, et peut entraîner un événement imposable.
Avant d’investir dans des obligations, vous devez comprendre les risques qui y sont liés, notamment le risque de crédit et le risque de marché. Tout placement en obligations est également assujetti à un risque de taux d’intérêt : si les taux d’intérêt montent, les cours obligataires peuvent baisser et l’investisseur peut subir une perte en capital si le titre est vendu avant la date d’échéance. 
Les opinions exprimées sont en date du présent rapport et sont fournies à des fins d’information générale. Ces renseignements ne s’adressent pas à un investisseur en particulier ou potentiel et ne doivent pas être interprétés comme une recommandation ou des conseils de placement précis. Les investisseurs sont invités à prendre des décisions de placement fondées sur leurs objectifs de placement et leur situation financière uniques.