Trois points à retenir des années 2010

Published janvier 6, 2021

Au tournant de la décennie, le marché boursier a franchi la ligne d’arrivée en bouclant une période extraordinaire de 10 ans. Ce genre de situation peut nous donner à croire que « toute bonne chose a une fin » ou encore qu’il vaut mieux « profiter du bon temps ». À notre avis, ces deux idées ont du bon. Vous avez peut-être entendu certaines personnes dire « Cette fois-ci, c’est différent », mais l’histoire nous a appris que ces mots peuvent être dangereux en ce qui a trait aux marchés. Qu’est-ce que cette dernière décennie a à nous apprendre pour la prochaine?

Commençons par une brève récapitulation. Au début des années 2010, le marché se relevait à peine de la crise financière; et la décennie s’est terminée par une forte remontée qui a mené à des sommets records. Les années 2010 ont été caractérisées par une économie lente, mais stable, des taux d’intérêt exceptionnellement bas et des rendements boursiers supérieurs à la moyenne.

La croissance a toutefois connu des hauts et des bas. L’année dernière a été un bon exemple. En décembre 2018, le marché boursier a fait l’objet de fortes ventes massives, plombé par une intensification des craintes de récession. Un an plus tard, en décembre 2019, le marché était en passe d’atteindre de nouveaux sommets, porté par l’optimisme à l’égard de l’économie. Nous étions optimistes à l’approche de 2019, mais le gain de 31 % enregistré par le marché boursier représentait la deuxième meilleure année de la dernière décennie, ce qui dépassait largement nos attentes.

Qu’est-ce qui explique cette décennie de bonnes performances sur les marchés et qu’est-ce que l’avenir nous réserve? En ce début de la décennie 2020, nous croyons qu’il y a trois points à retenir pour les investisseurs.

Tout d’abord, l’absence de ralentissement économique explique en grande partie la croissance du marché. En fait, l’indice TSX a inscrit un rendement de 95 % au cours des dix dernières années, tandis que le S&P 500 a été encore plus impressionnant, dégageant un rendement de 256 %. De plus, le gain de 23 % enregistré par l’indice TSX en 2019 en a fait la meilleure année de la décennie. Le rendement total de 31 % inscrit par le S&P 500 en 2019 a été le deuxième rendement en importance de la décennie. Des années 1930 à aujourd’hui, ce rendement de 31 % classe les années 2010 au deuxième rang au chapitre du dernier résultat de la décennie.

La dernière décennie a été unique en ce sens que, même si le Canada a connu une brève récession technique, il s’agit de la seule décennie à ne pas avoir été marquée par une récession aux États-Unis, et la deuxième décennie seulement au cours de laquelle l’indice S&P 500 n’est pas tombé en territoire baissier (c’est-à-dire une baisse de 20 % ou plus).

Pour mettre les choses en perspective, un marché baissier se produit en moyenne environ une fois tous les 3,5 ans. Nous ne pensons pas que la prochaine décennie nous permettra d’éviter une récession, mais heureusement, nous n’en entrevoyons pas de sitôt. Les conditions actuelles de l’économie et des marchés nous font démarrer la décennie du bon pied.

Les grandes tendances de l’économie et des marchés financiers ont influé sur le rendement des placements au cours des décennies, ce qui cadre avec notre point de vue selon lequel nous donnons priorité aux paramètres fondamentaux comme la croissance économique, les bénéfices des entreprises et les taux d’intérêt dans notre analyse des perspectives du marché.

Dans les années 1950, c’est l’industrialisation d’après-guerre qui a mené à une forte croissance dans les années 1960. L’inflation élevée et la croissance stagnante des années 1970 ont fait place à une hausse de la consommation dans les années 1980. Le boom de l’Internet des années 1990 a été suivi d’une hausse de la dette des ménages dans les années 2000. La croissance léthargique, mais persistante des années 2010, attribuable aux mesures de relance extraordinaires des banques centrales a constitué un bon point de départ pour les années 2020. Nous ne nous attendons pas à une répétition de la dernière décennie, mais l’économie, les bénéfices des entreprises et les taux d’intérêt sont tous plutôt favorables.

Les années civiles et les décennies sont des points de repère simples pour les évaluations, mais n’oubliez pas que même si nous passons d’une décennie à une autre, il s’agit là simplement d’une référence ponctuelle dans le temps. Les cycles de marché et, surtout, vos objectifs de placement ne correspondent pas parfaitement aux périodes de 10 ans.

Depuis 1940, sur des périodes mobiles de 10 ans, l’indice S&P 500 a inscrit un rendement positif plus de 97 % du temps. De plus, un portefeuille bien diversifié qui comprend des obligations, lesquelles augmentent habituellement en période de repli des marchés boursiers, contribue à normaliser le rendement des portefeuilles au fil du temps1.

Même s’il est important d’investir au moment opportun, évaluez vos résultats par rapport à l’échéancier que vous vous êtes donné pour atteindre vos objectifs financiers, et non en fonction du calendrier.

Compte tenu des solides gains du marché, le moment est peut-être bien choisi pour communiquer avec votre représentant en services financiers. Comme le marché évolue au fil du temps, la répartition de vos placements peut aussi avoir changé. Votre représentant en services financiers peut passer en revue vos objectifs financiers et s’assurer que votre portefeuille correspond à votre tolérance au risque et à vos besoins en matière de rendement à long terme.

1 Source : Morningstar Direct, 01/01/1940 – 31/12/2019. Les résultats peuvent être différents pour un portefeuille détenant des placements similaires. Le portefeuille hypothétique est composé à 100 % d’actions représentées par l’indice de rendement total S&P 500. Les indices ne sont pas gérés et il est impossible d’y investir directement. Les placements dans des actions comportent des risques. La valeur de vos actions fluctuera et vous pourriez subir des pertes en capital. Les prix des obligations peuvent fluctuer et un investisseur peut perdre de la valeur en capital si le titre est vendu avant la date d’échéance.

Renseignements importants :

Le rendement passé des marchés n’est pas garant de leurs rendements futurs. Ces renseignements sont donnés uniquement à titre d’indication et d’illustration et ne doivent pas être interprétés comme un conseil en placement spécifique. Les investisseurs sont invités à prendre des décisions de placement fondées sur leurs objectifs de placement et leur situation financière spécifiques.