Les frais médicaux sont l’un des crédits d’impôt les plus souvent négligés au Canada. De nombreuses personnes supposent qu’elles ne seront pas admissibles, mais lorsque les dépenses sont suivies adéquatement et au bon moment, le crédit peut avoir une valeur surprenante.
Vous pouvez combiner et demander le remboursement des frais médicaux admissibles pour vous-même, votre conjoint ou conjoint de fait et vos enfants à charge de moins de 18 ans. Cela comprend notamment des dépenses, comme les soins dentaires, les médicaments sur ordonnance, les soins de la vue, la physiothérapie, les services psychologiques, les aides à la mobilité, et bien d’autres.
L’important est la stratégie et le calendrier. Les frais médicaux peuvent être demandés pour toute période de 12 mois se terminant au cours de l’année d’imposition, à condition qu’ils n’aient pas déjà été demandés auparavant. Cela signifie qu’il est souvent logique de regrouper des dépenses importantes dans une seule fenêtre de 12 mois plutôt que de respecter les années civiles. Ce faisant, vous augmentez la probabilité que les dépenses totales dépassent le seuil requis pour générer un crédit.
Dans la plupart des cas, il est préférable pour le conjoint dont le revenu est le moins élevé de demander le remboursement des frais médicaux, en raison de la façon dont le crédit est calculé. Une planification et une tenue de dossiers appropriées peuvent transformer les coûts de santé courants en réelles économies d’impôt.
Une question courante est : « Quel montant devrais-je cotiser à mon REER? » En réalité, cela dépend. Le REER est un outil puissant, car les cotisations sont déductibles d’impôt et la croissance est à imposition différée. Toutefois, cotiser le maximum chaque année n’est pas toujours la stratégie optimale. L’objectif réel est de « rajuster » vos cotisations au REER.
Vos taux d’imposition marginaux actuels et futurs sont un facteur important à prendre en considération. Le REER fonctionne le mieux lorsque vous cotisez alors que votre tranche d’imposition est plus élevée et que vous retirez lorsque vous êtes dans une tranche d’imposition plus faible. Cotiser trop lorsque votre revenu est modeste peut réduire votre souplesse plus tard.
Une autre raison clé pour ajuster vos cotisations à un REER est l’incidence sur les prestations gouvernementales fondées sur le revenu. Les programmes comme l’Allocation canadienne pour enfants (ACE), la Sécurité de la vieillesse (SV) et le Supplément de revenu garanti (SRG) sont fondés sur le revenu net. Les cotisations stratégiques à un REER peuvent réduire le revenu imposable suffisamment pour préserver ou accroître ces avantages.
Dans certains cas, cotiser juste assez pour rester sous un seuil de revenu clé peut produire un meilleur résultat global que maximiser les cotisations de façon systématique. Une planification judicieuse d’un REER consiste à atteindre un équilibre, et pas seulement à maximiser les déductions.
Les dons de bienfaisance sont souvent dictés par des valeurs personnelles, mais lorsqu’ils sont bien structurés, ils peuvent aussi être l’une des stratégies les plus avantageuses sur le plan fiscal. Si vous détenez des titres cotés en bourse dont la valeur a augmenté, comme des actions, des FNB ou des fonds communs de placement, il peut être beaucoup plus efficace de les donner directement à un organisme de bienfaisance enregistré que de faire un don en espèces.
En effet, lorsque vous faites un don de titres appréciés en nature, vous éliminez complètement l’impôt sur les gains en capital. En même temps, vous recevez un crédit d’impôt pour dons de bienfaisance en fonction de la juste valeur marchande des titres au moment du don.
Cela crée un puissant double avantage : pas d’impôt sur les gains en capital sur l’augmentation de la valeur et un crédit d’impôt significatif qui peut compenser d’autres revenus. Cette stratégie est particulièrement efficace pour les particuliers qui ont des comptes de placement non enregistrés et qui souhaitent faire des dons de bienfaisance. Au lieu de signer un chèque, vous pouvez utiliser les actifs que vous possédez déjà pour soutenir des causes qui vous tiennent à cœur tout en améliorant considérablement vos résultats fiscaux.
Toutes les cotisations à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ne se valent pas et l’endroit où vous cotisez peut être aussi important que le montant que vous versez. Voici trois options courantes :
- REER individuel – Il s’agit de l’option la plus flexible et la plus courante. Elle est habituellement utilisée lorsque vous êtes célibataire ou lorsque vous et votre conjoint ou conjoint de fait, prévoyez avoir un revenu de retraite semblable.
- REER de conjoint – Un REER de conjoint permet au conjoint dont le revenu est le plus élevé de cotiser tout en bâtissant des actifs de retraite au nom du conjoint dont le revenu est le moins élevé. Il peut s’agir d’une stratégie de fractionnement du revenu efficace à la retraite.
- REER collectif d’employeur – Les REER collectifs d’employeur comprennent souvent des cotisations de contrepartie, qui sont essentiellement gratuites. Ces régimes devraient habituellement être priorisés, même si la souplesse et les choix de placement sont plus limités.
Choisir la bonne structure permet de s’assurer que le revenu de retraite est imposé de manière fiscalement avantageuse et qu’il correspond aux objectifs familiaux à long terme.
Au Canada, la décision d’épargne est souvent présentée comme un choix entre un REER ou un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). En réalité, l’approche la plus efficace pour la plupart des gens est l’utilisation des deux. Les REER et les CELI ont des objectifs différents :
- Les REER offrent une déduction d’impôt initiale pour réduire votre revenu imposable et procurent une croissance à l’abri de l’impôt.
- Les CELI offrent une croissance et des retraits à l’abri de l’impôt, sans incidence sur les prestations fondées sur le revenu.
Plutôt que d’en choisir un exclusivement, réfléchissez à la façon dont ils fonctionnent ensemble. Les REER sont souvent idéaux pendant les années où le revenu est élevé, tandis que les CELI offrent de la souplesse et un revenu libre d’impôt à la retraite.
Les CELI sont particulièrement précieux pour les retraités, car les retraits n’augmentent pas le revenu imposable et n’ont aucune incidence sur les prestations comme la SV. Pour les investisseurs plus jeunes, ils peuvent également servir d’outil d’épargne souple pour leurs objectifs futurs, comme l’achat d’une maison, des pauses dans la carrière ou des occasions d’affaires.
Adopter une approche « et » plutôt que « ou » vous permet de maximiser non seulement vos placements, mais aussi votre stratégie fiscale.