Le Canada représente environ 2 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, de sorte que l’élargissement des portefeuilles à l’échelle mondiale est essentiel à la diversification. Les CCAÉ contribuent à cet objectif en donnant accès à des sociétés internationales cotées en bourse. De plus, leur structure de propriété fractionnée permet aux investisseurs d’obtenir une exposition mondiale avec des montants plus petits.
La structure des CCAÉ, qui consiste à détenir un pourcentage des actions sous-jacentes d’une société, permet aux investisseurs dont le compte comporte moins de capital de bâtir des portefeuilles diversifiés avec un contrôle supplémentaire par rapport aux placements dans un fonds commun de placement ou un fonds négocié en bourse (FNB).
Les CCAÉ sont achetés et vendus en dollars canadiens (CA) et comprennent une couverture de change intégrée. Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’échanger des fonds contre des dollars américains ou d’autres devises ou d’ouvrir un compte de placement en dollars américains.
Pourquoi est-ce important : Si vous possédez directement une action américaine et que le dollar américain s’affaiblit, votre rendement global baisse en dollars canadiens, même si le cours de l’action demeure stable. Les CCAÉ éliminent ce risque.
Fonctionnement d’une couverture de change : Pour comprendre les mécanismes de la couverture de change, un CCAÉ équivaut à détenir un pourcentage de l’action sous-jacente (des fractions d’action), souvent appelé le « ratio du CCAÉ ». La couverture de change fonctionne en ajustant le ratio du CCAÉ en fonction du taux de change sous-jacent. Par exemple, si un CCAÉ est évalué à 20 $ et que la valeur du dollar américain diminue par rapport au dollar canadien (bien que le cours de l’action sous-jacente demeure le même), le ratio du CCAÉ augmenterait les fractions d’actions sous-jacentes que vous détenez, tout en maintenant le prix du CCAÉ constant. Dans cet exemple, lorsque la valeur du dollar américain diminue, la couverture cherche à accroître votre portion d’actions sous-jacentes pour compenser l’effet des cours de change. À l’inverse, si le dollar américain prenait de la valeur (le dollar canadien s’affaiblit), le ratio du CCAÉ diminuerait les fractions d’actions que vous détenez. En supposant qu’il n’y ait aucune variation de la valeur des actions sous-jacentes, la diminution des fractions d’actions compense l’augmentation du taux de change, de sorte que la valeur du CCAÉ demeure constante. Le rajustement du ratio du CCAÉ en fonction des variations du taux de change fait en sorte que le rendement des investisseurs est fondé uniquement sur le rendement des actions sous-jacentes, sans que les taux de change aient une incidence sur le rendement ou le prix des parts.
Tout comme ils détiennent directement les actions de la société sous-jacente, les porteurs de CCAÉ ont le droit de recevoir les dividendes proportionnels, moins les retenues d’impôt applicables. Ces dividendes sont transmis aux détenteurs de parts de CCAÉ en dollars canadiens.
Les investisseurs en CCAÉ ont le droit de voter sur les actions sous-jacentes. La part des actions sur lesquelles l’investisseur peut voter dépendra du nombre de CCAÉ qu’il détient.
À l’heure actuelle, l’Agence du revenu du Canada ne donne aucune directive précise concernant l’imposition des CCAÉ. Toutefois, on s’attend à ce que les CCAÉ soient assujettis au même impôt sur les gains en capital que les actions sous-jacentes. Les CCAÉ, tout comme les actions américaines détenues directement, ne sont pas admissibles au crédit d’impôt pour dividendes et sont assujettis à la retenue d’impôt qui s’applique aux comptes non enregistrés ainsi qu’aux CELI et aux REEE (cette retenue d’impôt ne s’applique pas lorsque les CCAÉ sont détenus dans un REER ou un FERR). Un formulaire W-8BEN doit être produit auprès de l’Internal Revenue Service (IRS) pour demander un taux de retenue d’impôt réduit de 15 % en vertu de la convention fiscale entre le Canada et les États-Unis. Les CCAÉ sont considérés comme des biens étrangers et, à ce titre, sont inclus dans le formulaire T1135 Bilan de vérification du revenu étranger si le coût total des biens étrangers dépasse 100 000 $ à tout moment au cours de l’année. Pour connaître les incidences fiscales particulières d’un placement,vous devez consulter votre conseiller fiscal.
Les investisseurs américains ne sont pas en mesure de détenir des CCAÉ conformément au prospectus d’émission des institutions financières sous-jacentes qui offrent des CCAÉ.
Discutez avec un conseiller en investissement Edward Jones des coûts associés à la détention et à la négociation de CCAÉ


