Vous prenez soin d’un être cher? Près des trois quarts des aidants naturels canadiens sont prêts à sacrifier leur sécurité financière
Une nouvelle étude d’Edward Jones Canada met en lumière les sacrifices financiers, émotifs et liés au mode de vie qui sont faits par les proches aidants.
TORONTO, ON, 14 octobre 2026 – Plus de 3,6 millions de Canadiens sont actuellement proches aidants financiers d’un adulte âgé de 65 ans ou plus. Selon The Financial Impact of Caregiving, un nouveau rapport de recherche d’Edward Jones Canada mené en partenariat avec Age Wave et The Harris Poll, 71 % des aidants naturels ont pris ce rôle avec peu ou pas de planification. En même temps, près des trois quarts (73 %) ont dit qu’ils sacrifieraient leur propre sécurité financière pour subvenir aux besoins d’un être cher. La recherche a également révélé que les aidants naturels payent environ 20 milliards de dollars par année pour le soutien de leurs bénéficiaires.
« Les responsabilités financières liées à l’accompagnement d’un proche demeurent souvent au second rang, derrière le soutien émotionnel et physique que les familles fournissent chaque jour, a indiqué Scott Sullivan, directeur, chef du secteur d’activité canadien, Edward Jones. Comme un iceberg, la majeure partie des demandes faites au proche aidant sont sous la surface. Des millions de Canadiens gèrent en silence les factures, les comptes et les décisions financières de leurs proches, souvent pendant des années, en mettant leur propre bien-être financier en péril. C’est un grand geste de bienveillance, mais qui ne devrait pas se faire sans préparation et sans soutien. »
Le coût réel de la proche aidance
La pression financière qui vient avec la prise en charge d’un proche est considérable. Neuf aidants naturels canadiens sur dix (92 %) dépensent de leur poche pour le compte de la personne dont ils ont la charge et 84 % ne sont pas remboursés en totalité, leurs dépenses annuelles moyennes s’élevant à 7 025 $.
Ces dépenses se font souvent au détriment des objectifs financiers des proches aidants : 44 % d’entre eux épargnent moins ou cessent d’épargner, 25 % réduisent leurs cotisations à leur plan de retraite, 23 % acceptent de faire des heures supplémentaires et 22 % empruntent de l’argent, creusent leur dette ou retardent les remboursements. Certains font également d’importants sacrifices professionnels, 22 % ayant renoncé à des occasions d’avancement professionnel ou à des promotions et 21 % ayant complètement cessé de travailler.
« La proche aidance peut transformer tous les aspects de la vie d’une personne, y compris ses finances, a affirmé Tracey McLennan, chef, Clientèle à valeur nette élevée et planification successorale, Edward Jones Canada. « Étant moi-même proche aidante, je sais à quel point il est facile de consacrer toute son attention aux besoins d’un être cher au détriment de ses propres besoins. Puiser dans son épargne, reporter ses objectifs de retraite, mettre ses aspirations professionnelles sur pause, l’effet de ces décisions peuvent s’accumuler au fil du temps et, sans planification, avoir une incidence sur le bien-être financier à long terme de l’aidant naturel. »
Et les répercussions se font sentir bien au-delà des finances. Près de la moitié (49 %) des répondants disent que s’occuper d’un proche a eu une incidence négative sur leur propre santé, tandis que 83 % d’entre eux signalent qu’au moins un aspect de leur mode de vie a été touché de façon significative : réduction des dépenses personnelles, baisse du temps passé avec la famille et les amis, report d’achats importants ou de soins médicaux, report d’une étape majeure de la vie.
Les Canadiens qui s’occupent d’un adulte handicapé âgé de 18 à 64 ans font souvent face à un parcours encore plus long et plus exigeant sur le plan financier. Comparativement aux aidants naturels d’adultes de 65 ans et plus, ils passent plus de temps à fournir des soins (94 heures par mois comparativement à 89), ils sont plus susceptibles de contribuer directement financièrement (60 % contre 52 %) et de faire des sacrifices financiers (57 % contre 46 %) et ils sont plus susceptibles d’affirmer que la proche aidance a eu une incidence négative sur leur santé (57 % contre 49 %).
Un paradoxe de la générosité
Les recherches révèlent une tension frappante au cœur de la proche aidance. Si 84 % des aidants naturels canadiens affirment qu’ils ne veulent pas devenir un fardeau pour leur famille dans le futur, 73 % disent qu’ils sacrifierait leur propre sécurité financière pour soutenir un être cher aujourd’hui.
La volonté des Canadiens d’accorder la priorité à leurs proches se reflète dans les récompenses qu’ils trouvent dans l’accompagnement de l’être cher, plus de la moitié (53 %) affirmant que le plus beau est de savoir que leur proche est bien pris en charge et protégé, tandis que 46 % sont heureux de redonner à quelqu’un qui leur a tant donné.
« Les aidants naturels interviennent chaque jour pour soutenir les personnes qu’ils aiment, mais leur expérience est souvent mal comprise ou mal soutenue, a précisé Liv Mendelsohn, directrice générale du Centre canadien d’excellence pour les aidants. « Cette recherche brosse un portrait plus complet de l’expérience de proche aidance, dont les bienfaits du rôle de proche aidant et les conséquences financières et personnelles importantes auxquelles de nombreux aidants naturels font face. Trop d’aidants naturels prennent ce rôle sans planification et sans les ressources dont ils ont besoin. Si nous comprenons mieux les réalités et les sacrifices financiers liés à l’accompagnement d’un proche, nous pouvons mettre plus efficacement en relation les aidants naturels et les personnes dont ils s’occupent avec le soutien dont ils ont besoin pour s’épanouir. »
La prise en charge d’un proche change la façon dont les Canadiens se préparent pour leur avenir
Pour de nombreux Canadiens, l’expérience d’aidant naturel devient un catalyseur pour passer à l’action. Plus des trois quarts (76 %) des répondants indiquent que la prestation de soins a changé la façon dont ils se préparent pour leur propre avenir, cela les a incités à mettre de l’ordre dans leurs renseignements financiers, à mettre à jour leurs testaments et leurs plans successoraux, à accroître leur épargne, à parler avec les membres de la famille et à demander des conseils financiers professionnels.
Environ la moitié (51 %) des aidants naturels travaillent actuellement avec un conseiller en investissement et, parmi eux, 43 % affirment avoir d’abord demandé des conseils professionnels en raison de leurs responsabilités de proche aidant.
« Souvent, les familles préparent pendant des années les événements importants de la vie, comme les études postsecondaires, l’accession à la propriété et la retraite, mais la prise en charge d’un proche fait rarement l’objet d’une telle planification, a expliqué M. Sullivan. Avoir des conversations tôt et travailler avec un conseiller en investissement peuvent aider les familles à se préparer aux exigences financières liées à la proche aidance et à prendre des décisions ensemble avant de se sentir contraintes par les circonstances de la vie. »
Aperçu de l’horaire des proches aidants financiers :
- Plus des trois quarts (76 %) des aidants financiers ont un emploi, dont 64 % à temps plein. Plus de la moitié (54 %) d’entre eux sont pris en sandwich : ils s’occupent d’une personne âgée tout en s’occupant d’au moins un enfant.
- Les aidants naturels canadiens passent en moyenne sept ans dans ce rôle et consacrent environ 89 heures par mois, soit environ trois heures par jour, à s’acquitter de leurs responsabilités de proches aidants.
- Près de sept aidants sur dix (69 %) dont la personne aidée est décédée sont demeurés responsables des questions financières et successorales par la suite, passant une moyenne de 9,7 mois à régler des affaires, comme des successions, des comptes financiers et des biens personnels.
Principaux points à retenir :
- Les aidants naturels affectent environ 20 milliards de dollars par année au soutien de leurs proches.
- Plus de 3,6 millions de Canadiens agissent actuellement comme aidants financiers pour un adulte âgé de 65 ans et plus.
- Sept sur dix (71 %) ont pris la responsabilité avec peu ou pas de planification.
- Les aidants naturels dépensent en moyenne 7 025 $ par année de leur propre argent pour subvenir aux besoins de leur proche vieillissant, somme qui ne leur sera pas remboursée.
- Si 84 % d’entre eux ne veulent pas devenir un fardeau pour leur propre famille, 73 % d’entre eux sacrifieraient leur propre sécurité financière pour subvenir aux besoins d’un être cher.
- Plus des trois quarts (76 %) affirment que l’accompagnement d’un être cher a changé la façon dont ils se préparent à leur propre avenir.
À propos de la recherche
On peut définir la proche aidance financière comme le soutien fourni pour aider à gérer le bien-être financier d’un être cher, notamment contribuer aux dépenses, faire des sacrifices financiers personnels, encadrer les affaires financières du proche et planifier ou gérer les questions d’héritage.
L’étude a été réalisée par Age Wave pour le compte d’Edward Jones, en partenariat avec The Harris Poll. Après l’analyse approfondie de recherches secondaires, nous avons mené des recherches qualitatives auprès de proches aidants financiers au moyen de groupes de discussion en ligne et d’un babillard électronique.
Dans le cadre de l’enquête, The Harris Poll a mené un sondage représentatif en ligne auprès de 3 223 adultes américains de 18 ans et plus et de 2 152 adultes canadiens de 18 ans et plus qui sont des proches aidants financiers d’adultes de 65 ans et plus ou d’adultes de 18 à 64 ans ayant une invalidité. Le sondage a été mené du 13 mai au 9 juin 2026. Les données de chaque sondage ont été pondérées au besoin afin qu’elles correspondent aux proportions réelles de la population.
À propos d’Edward Jones Canada
Edward Jones est un courtier en valeurs mobilières de plein exercice qui offre une gamme de produits, services et solutions d’investissement aux investisseurs particuliers. Nous comptons plus de 870 conseillers en investissement dans les collectivités canadiennes à travers tout le pays. Membre de l’Organisme canadien de réglementation des investissements et du Fonds canadien de protection des investisseurs, Edward Jones est également membre de la Bourse de Toronto. Pour en savoir plus, consultez le site edwardjones.ca.
À propos d’Age Wave
Age Wave est la référence nationale en ce qui a trait au vieillissement de la population et à ses répercussions profondes sur les affaires, la société, les finances, la santé, la population active et la culture. Sous la direction de ses cofondateurs, Ken Dychtwald, Ph. D., et Maddy Dychtwald, Age Wave a acquis une compréhension unique des nouvelles générations de consommateurs qui avancent en âge et de leurs attentes, attitudes, espoirs et craintes à l’égard de leur vie qui s’allonge. Depuis sa création en 1986, l’entreprise a produit des recherches révolutionnaires, des présentations convaincantes, des communications primées, des systèmes d’éducation et de formation, ainsi que des initiatives de marketing et de conseil axées sur les résultats pour plus de la moitié des entreprises du classement Fortune 500. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.agewave.com (Age Wave n’est pas affiliée à Edward Jones).
À propos de Harris Poll
The Harris Poll est l’une des firmes de sondage les plus anciennes et les plus respectées de l’histoire des États-Unis. Elle suit l’opinion publique, la réputation des entreprises et la santé des marques de commerce depuis 1956. Dans le cadre de Stagwell, The Harris Poll offre des solutions de recherche, d’analyse et de mesure à certaines des plus grandes marques au monde. Avec ses capacités de recherche mondiales dans plus de 90 pays, The Harris Poll offre des services-conseils à l’échelle de secteurs aux chefs de file mondiaux, aux chefs de direction et aux décideurs du monde des affaires avec des analyses de pointe, des services logiciels en temps réel et des professionnels du marketing, de la réputation, de l’expérience client, des tendances, et de leadership éclairé et d’études destinées à la diffusion publique. The Harris Poll traduit l’évolution des perceptions sociales en avantage concurrentiel sur le marché. The Harris Poll est une société de Stagwell (Nasdaq : STGW). (The Harris Poll n’est pas affiliée à Edward Jones).
Personnes-ressources pour les médias :
Darryl Konynenbelt
Service des relations avec les médias d’Edward Jones
Darryl.Konynenbelt@edwardjones.com
Rebecca Toombs
Proof Strategies pour Edward Jones
rtoombs@getproof.com